
Prends ma main !
On se voit deux fois par semaine, généralement le Mercredi et le Vendredi soir…
J’avais hésité à maintenir ces séances, et puis sur sa proposition, nous avons orientés nos entrevues sur une psychothérapie brève…
Certes, nous n’avons pas le temps d’aller dans les détails, mais à chaque fin de séance, elle me donne des pistes de réflexion que j’essaye d’analyser avant le prochain rendez vous.
Pour ma part, je n’ai aucun regret.
Il est assez fou de constater, par le biais d’une autre personne, que beaucoup d’évènements passés qui me semblaient, anodins, ont néanmoins une forte résonance sur ce que je peux être aujourd’hui.
Le divorce de mes parents, le décès de mon grand père maternel à 12 ans sont, lui semble t-elle, deux éléments prépondérants.
La semaine dernière, elle m’a « soufflé » une hypothèse très intéressante sur le fait que je sois bisexuel (A noter, pour mes lecteurs, que je ne lui ai jamais dit que je pensais l’être, j’avais même commencé mes séances par lui dire que j’avais vécu avec un homme pendant 6 ans.)
Le fait qu’elle me le dise, comme çà, sans aide de ma part, me confirme donc un peu plus sur ce que je pensais être sexuellement parlant.
Je lui ai parlé de ma timidité maladive lorsqu’une femme semble s’intéresser à moi..
Je lui ai exprimé le fait qu’avec les hommes, j’étais beaucoup plus à l’aise, que les sentiments entre hommes sont beaucoup, plus faciles, pour moi, à gérer, et qu’enfin, vis à vis d’un mec, je ne souffre, aucunement, d’une timidité quelconque.
Son analyse est intéressante et très pertinente.
J’aime les femmes, mais malheureusement, il s’avère, en prenant un peu de recul, que j’ai toujours été abandonné par elles de par mon passé, et en premier lieu par ma propre mère, lors de son divorce, j’avais alors 14 ans.
Il faut vous dire, que j’étais resté sans aucune nouvelle de sa part, pendant près de 6 mois… Je ne savais pas où elle était, ce qu’elle faisait… Rien !
Ensuite, nous avons parlé de mes autres rencontres féminines, qui se sont résumées, à peu de choses près, à un sentiment de possible abandon si je m’investissais trop, sentiment d’abandon donc qui s’exprimait par une timidité excessive qui me poussait plus à abandonner qu’autre chose…
Concernant ma relation avec Julien, elle m’a aussi donné des clefs que j’essaie d’analyser encore actuellement, peut être reviendrais je sur ce sujet un peu plus tard.
Pour faire court, notre relation n’était pas équilibrée, j’avais plus le rôle d’un grand frère, rôle qui en définitive m’a fait rompre avec lui…
Bien sur, cela n’empêchait pas les sentiments entre nous, 6 ans ensemble, ce n’est pas rien, bien évidemment !
Je vais continuer ma petite analyse à ce sujet, car j’ai besoin de comprendre, mais il est certain que la piste qu’elle m’a demandé de suivre est très intéressante, et probablement pas erronée…
En tout cas, je pense avoir commencé (Enfin !) le deuil de cette relation, je ne pleure plus, je ne me pose plus autant de questions, dû au fait pour elle, que j’avais surement développé un énorme sentiment de culpabilité lorsque Julien est parti de Rennes en Février dernier.
Son départ, en fait, de la ville où nous avions vécu tous les deux, a été le déclencheur d’un mal être dont vous avez été les spectateurs.
En définitive, on peut dire tout ce qu’on veut sur les psy, et je n’y croyais pas plus que çà avant de débuter ma psychothérapie, mais il est un fait que cette aide qu’elle m’apporte avant mon expatriation me sera, sans nul doute, d’un très grand secours pour la suite…
J’en avais besoin, j’ai enfin quelques clefs, je prends conscience de certaines choses et je peux, désormais, continuer à avancer, ce que je ne pouvais plus faire depuis Juillet…
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