[45] J-2 : LE Vendredi ! (En différé !)
Je continue à vous raconter mon départ pour la Tunisie… En léger différé !
Aujourd’hui, LA journée du Vendredi 6 Novembre…
8h30…
Les déménageurs sont là…
J’ai passé ma nuit à faire des cartons, à ranger un tant soit peu afin qu’ils ne soient pas trop gênés dans leurs manutentions…
Fatigué et éreinté, nous avons fait le tour du propriétaire, et ils ont commencés à tout emmener…
10h15…
Je venais de signer la lettre de voiture. Je referme la porte d’entrée derrière eux.
Je me retourne et me dirige vers ma porte fenêtre qui donne sur la rue.
Je les vois descendre le rideau arrière de leur camion, monter dans la cabine, démarrer, et partir vers le garde meubles… Sans moi !
Et là… Là…
Sans doute, stressé et totalement fatigué par une semaine dure à tous les niveaux physiques et émotionnels, je me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps…
Quand on déménage, dans la plupart des cas, on s’attend dans l’heure à emménager, en ce qui me concernait ce n’était pas le cas…
Le fait de voir partir, comme çà, mon petit et modeste « patrimoine » m’a achevé…
Je me suis assis, dos au mur, par terre… Je venais de réaliser, réellement, ce que m’imposait ce détachement tunisien… Un abandon…
Certes un abandon, de toute façon, temporaire, mais un abandon quand même…
Et là, tous les souvenirs de mon époque Rennaise, et de ce qu’a vécu ce petit lieu de vie à Nantes, où je ne remettrai désormais plus les pieds, me sont revenus en tête comme figés dans l’espace et le temps, je me revoyais, déambulant dans chaque pièce à faire telle ou telle chose…
Néanmoins, j’ai du me reprendre car j’avais encore deux rendez-vous à honorer.
A 11h00, pour la signature du bail de mon garage, puis à 12h30 chez la collègue qui m’avait acheté mon PC fixe pour le lui installer.
La formalité du bail réglée, je me suis dirigé chez ma collègue, où m’attendait une petite surprise qui m’a fait chaud au coeur et réconforté quelque peu.
Elle avait invité deux autres collègues à venir chez elle pour qu’on mange ensemble une belle assiette de spaghettis carbonara… Une assiette de l’amitié.
Le temps est passé trop vite, j’ai adoré cette petite attention (Une de plus !), petit moment privilégié et très sympathique.
Quand tout le monde a du retourner au boulot, moi je me suis dirigé à nouveau chez moi, dans cet appartement vide, où du ménage m’attendait…
Encore une fois, je me suis retrouvé seul, face à mes émotions contradictoires, mêlées de joie d’en avoir presque terminé, et de doutes sur ce qui m’attendait maintenant dans quelques heures… Là bas, loin d’ici !
J’ai donc commencé, sans grand enthousiasme, à nettoyer, à récurer, à laver…
Je n’avais qu’une seule envie… Dormir, m’allonger…
Aux alentours de 20h00, je me suis rendu chez ma tante pour y dîner, discuter de certaines formalités qu’elle devait effectuer la semaine suivante et que je n’ai pas pu mener à terme, faute de temps.
A 23h30, je suis monté dans ma chambre, et je me suis endormi comme une masse, dans un lit qui n’était pas le mien…
Demain est un autre jour, le dernier…
Au programme, encore du ménage, l’état des lieux et la remise des clefs…


